La pauvreté en France s'est réduite depuis trente ans : alors qu'elle touchait 15 % de la population en 1970, en 2001 11,7 % (ce qui représente 6,9 millions de personnes[1]) sont sous le seuil de pauvreté (qui selon les critères de l'INSEE est la moitié du revenu médian).
Auparavant, les personnes pauvres étaient surtout les retraités. La tendance s'est inversée dans les années 1980 avec l'augmentation du chômage des jeunes ; alors que la pauvreté des personnes âgées a diminué de 85 %, celui des actifs a progressé de 38 % en trente ans. Les différentes prestations sociale ont un impact important dans les ménages à revenu modeste et en 2002, elles peuvent dans certains cas représenter plus de 50 % des revenus [2].
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L'Insee définit le seuil de pauvreté comme s'élevant à la moitié du revenu médian (50% de la population en France gagnant plus que le revenu médian, et 50% moins). Le revenu médian des ménages en France est estimé à environ 2020 euros par mois [3]. Le revenu médian s'est accru entre 1970 et 1979, pour stagner voire régresser dans les années 1990 et 2000 [3].
Le BIP 40 est un autre indicateur, qui prend en compte six dimensions de la pauvreté qui sont: emploi et travail, revenus, santé, éducation, logement et justice. Chaque dimension est mesurée par plusieurs indicateurs (58 au total).
En 2005, le seuil de pauvreté est fixé selon les sources entre 480 et 650 euros par mois et par personne. À titre de comparaison, le Revenu minimum d'insertion (RMI) est de 440,86 € par mois pour une personne vivant seule [4].
Selon plusieurs rapports [réf. nécessaire] en 2005 :
Toutefois, la prise en charge sociale permet à la France d'avoir un des plus bas taux de mortalité infantile au monde malgré cette pauvreté.
Malgré cette bonne nouvelle, il apparaît que, de plus en plus, la campagne devient un réservoir de laissés pour compte et qu'ainsi, une frange non négligeable des populations urbaines précarisées rejoint les rangs des petits agriculteurs dans les rangs des bénéficiaires "ruraux" du RMI. Ce phénomène s'explique, en partie, par la moindre cherté de la vie rurale comparé au coût de la vie en site urbain.[5]
Le nombre de sans-abris en France est difficile à évaluer, en partie en raison de l'absence d'outils statistiques appropriés, ainsi que par le caractère nomade de cette population. La crise du logement est l'une des causes principales expliquant l'absence d'accès à un toit.
Un comptage effectué une nuit de janvier 2004 par l'Insee a dénombré 86 000 SDF en France, soit 0,13% de la population [6]. Selon l'ethnologue-psychanalyste Patrick Declerck (2002), il y a à Paris un noyau dur de 10 000 à 15 000 personnes qui vivent habituellement et de manière continue dans la rue (les clochards fortement désocialisés). Au-delà de cette population stable, on trouve un groupe plus instable ou moins durable et deux fois plus grand (20 000 à 30 000) [7]. Au total, 100 000 personnes vivraient ainsi en France [8].
Le collectif Les Morts dans la Rue, créé en 2002, a comptabilisé 145 décès de sans-abris de novembre 2006 à mars 2007, dont 91 en Ile-de-France. La durée de vie moyenne de ces 145 morts a été de 49 ans (contre une moyenne nationale de 80 ans). Le collectif avait compté 122 « morts dans la rue » de novembre 2005 à mars 2006 [9]. Sur ces 122 décès en 2005-2006, seuls cinq d'entre eux étaient imputables au froid (hypothermie). Les principales causes de mort sont en effet la malnutrition, tandis que le manque de suivi médical empêche la prévention de maladies bien traitées comme le diabète ou l'hypertension. À ceci s'ajoute une forte consommation d'alcool et de tabac, entraînant des maladies cardiovasculaires, des cancers ORL et des cirrhoses. La création de la CMU par le gouvernement Jospin visait entre autres à améliorer le suivi médical de ces patients, afin de traiter les pathologies dès leur apparition, à moindre coût, plutôt que lorsqu'elles deviennent trop graves.
En France en novembre 2006, alors que la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (DREES) annonce près de 7 % de retard de paiement de loyers par les locataires en 2002 (souvent en raison des coûts du chauffage électrique), le gouvernement annonce la création de 100 000 places en centres d’hébergement pour les sans-abri au titre du « plan hiver » (du 1er novembre 2006 au 31 mars 2007). Nombre de sans-papiers et « invisibles » échappent aux statistiques (mais ils étaient environ 200 à manifester à Calais quelques jours avant.)
Les sans-abris ne sont pas nécessairement chômeurs, certains travaillent (parfois même pour la Mairie de Paris. Selon l'étude de l'Insee de 2004 [6]:
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